Rapport écrit dans 1790 sur les Acadiens:
Il fut écrit en 1790 par Moses Delesdernier, originaire de Suisse et qui arriva en Nouvelle Écosse en 1750. Il a habité quelque temps en compagnie des Acadiens de Pisiquid, devenue aujourd’hui une partie de Windsor. À la requête du Dr, Andrew Brown, de Halifax, qui avait fait une vaste étude sur la vie des Acadiens, il fut envoyé pour effectuer ce qu’il appelait « une Observation de la Situation, des Coutumes et des Manières des Anciens Acadiens », dont nous avons ici quelques extraits. :
« Les Acadiens sont les plus innocentes et vertueuses personnes, que j’aie rencontré ou entendu parler dans n’importe quelle histoire. Ils vivent dans un parfait état d’égalité, sans distinction de rang dans la société. Le titre de « Messieurs » n’existe pas entre eux. Ignorants des luxures et même des agréments de la vie, ils se contentent d’un simple mode de vie qui dérive aisément de la culture de leurs terres. Très peu d’ambition ou d’avarice fut observée entre eux ; ils s’entraident avec la plus bénévole des libéralités ; ils ne manifestent aucun intérêt pour l’accumulation d’argent ou d’une autre propriété. Ils étaient humains et hospitaliers envers les étrangers, et très libéral envers ceux qui embrassent leur religion. Ils étaient vraiment remarquables pour l’inviolable pureté de leur morale. Je n’ai recueilli aucun cas de naissance illégitime parmi eux, même aujourd’hui. Leurs connaissances de l’agriculture étaient très limitées, bien qu’ils cultivent très bien leurs terres irriguées...Chaque fermier était son propre architecte et chaque propriétaire était fermier...Ils produisaient les matières propres à faire leurs vêtements, lequel était constitué d’un uniforme. Ils privilégiaient le noir et le rouge avec des rayures le long des jambes et une variété de rubans et de longs serpentins...Ils étaient forts, en santé, capables d’endurer les travaux les plus durs, et vivaient généralement jusqu’à un âge avancé, bien qu’ils n’aient jamais recours à un médecin... Pour conclure, ils semblent toujours gais et avoir le cœur léger, et en toute occasion être unanimes. Si parfois quelques disputes apparaissent dans leurs transactions, etc., ils les soumettent toujours à l’arbitrage et leurs derniers recours s’adressent au prêtre. Bien qu’il me soit arrivé de voir des cas de mutuelles récriminations suites à ces décisions, vous ne découvriez que rarement voir même jamais entre eux quelque idée de malice ou de vengeance.»
source : genbriand.com.ar







Le: 21/01/10 |
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