Encyclopédie Glossaire http://www.la-rochelle-et-son-histoire.fr Encyclopédie Glossaire : derniers articles (C) 2005-2009 PHPBoost fr PHPBoost Demander la lune : Définition http://www.la-rochelle-et-son-histoire.fr/wiki/demander-la-lune-definition http://www.la-rochelle-et-son-histoire.fr/wiki/demander-la-lune-definition <h3 class="title1">Demander la lune : glossaire</h3> <br /> <strong><em>Les ingénieurs militaires Clerville et La Favolière</em></strong><strong> réclament d'urgence un fort en pleine mer pour assurer cette protection en posant une sorte de verrou au milieu de la rade.L'emplacement idéal existe depuis longtemps , sous la forme d'un banc de sable , mentionné pour la première fois sur les cartes de 0585 de Janszoon Lucas Wagghenaer et repris sur celles des îles de Ré et d'Oléron dessinée<p class="float_left"><img src="http://www.la-rochelle-et-son-histoire.fr/upload/articles/aclos.jpg" alt="" class="valign_" /></p> par le géographe hollandais Blaeue en 1630.Repéré sous le nom de banjaert hollandis (banc des Hollandais)il deviendra Boyard par déformation phonétique sur les cartes françaises et donnera ensuite naissance à Boyard-ville.Des travaux de sondages et de repérages sont confiés a Vauban qui , pour des raisons sans doute plus financières que techniques , renonce en déclarant au roi "<em>Sire , il serait plus facile de saisir la lune avec les dents que de tenter en cet endroit pareille besogne</em>".L'avis du maître ès défenses est tombé et avec lui le projet du fort qui ne renaîtra que deux siècles plus tard.En attendant , on envisage d'utiliser des chaloupes canonnières ancrées au milieu de la rade , mais elles ne résisteraient pas au gros temps ni à une attaque puissante de l'ennemi.On renforcera simplement les défences terrestres notamment la forteresse du Chateau-d'Oléron au sud , bien qu'une attaque par le pertuis de Maumusson ou la mer est particulièrement dangereuse , paraisse aujourd'hui comme hier assez utopique.Cette absence (relative) de défences va apparaitre cruellement en 1757 , quand les Anglais s'attaquent en toute impunité à l'île d'Aix.Le 21 Septembre , l'escadre de l'amiral Hawke forte de 150 voiles et de 11300 hommes arrive de Portsmouth et mouille en rade des Basques.Le combat dura 53 mn sans que les navires français puissent s'opposer au débarquement de 6000 hommes qui se livrèrent au pillage et au sac de l'île faisant sauter le donjon et le clocher et emmenant la cloche comme "<em>trophée</em>" .Pendant une semaine Hawke essaye de débarquer sur le continent sans y parvenir et remet à la voile le 30 Septembre sans avoir rien tenté contre Rochefort dont la population avait été évacuée.Mais il n'en demeure pas moins que les fortifications de l'île n'avaient pas résisté et que le problème de protection de Rochefort demeurait entier.On envoya dans l'île un officier du Génie , Choderlos de Laclos <a href="http://www.la-rochelle-et-son-histoire.fr/wiki/archives#choderlos-de-laclos">[1]</a> qui allait s'illustrer en littérature en écrivant "les liaisons dangereuses" pour parfaire les défenses mais faute d'argent , il ne put faire grand chose de durable.De son côté , l'ingénieur militaire Filley présenta en 1763 un projet très complet de fort à un étage à implanter sur le banc du Boyard.Armé de 28 canons et de 8 mortiers , il défendait le site sur trois faces et coûtait 4 millions de livres.Le projet fut enterré malgré le danger permanent de la flotte anglaise. </strong> Sat, 24 Jul 2010 08:59:26 +0200 Prison d'État : definitions http://www.la-rochelle-et-son-histoire.fr/wiki/prison-d-tat-definitions http://www.la-rochelle-et-son-histoire.fr/wiki/prison-d-tat-definitions <h3 class="title1">Prison d'état : définition</h3><br /> La France, n'étant plus en guerre avec personne,décide de transformer le fort en prison d'État pour tenter de le rentabiliser si faire se peut.Il faut dire que le gouvernement reste très fier de cette réalisation.Pour le montrer au public,le ministre de la marine commande à l'arsenal de Rochefort une maquette au 1/100<sup>e</sup> .Démontable pour en expliquer les aménagements intérieurs,elle sera présentée à l'exposition universelle de 1867. <p class="float_right"><img src="http://www.la-rochelle-et-son-histoire.fr/upload/wiki/rochefort.png" alt="" class="valign_" /></p> Les premiers pensionnaires du fort sont des prisonniers Autrichiens dont la tradition rapporte qu'ils étaient si maltraités et si mal nourris qu'ils se révoltèrent et hissèrent un pavillon noir sur la vigie au grand effroi des habitants d'Oléron craignant un débarquement punitif.Sous la Commune,le fort recevra jusqu'à 300 prisonniers condamnés par le Conseil de guerre et dont certains attendent d'être déportés en Nouvelle-Calédonie.Parmi eux,le journaliste et polémiste <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Henri_Rochefort " class="wikipedia_link"><em>Henri de Rochefort</em> </a>,dont la postérité a surtout retenu une petite phrase publiée dans le premier numéro de la <strong>Lanterne</strong> « <em>La France est peuplée de 36 millions de sujets sans compter les sujets de mécontentement</em> ».Condamné à dix ans de déportation dans une enceinte fortifiée à la suite de ses écrits favorables à la Commune,le journaliste,déjà épuisé par six mois d'emprisonnement à Versailles dans le quartier des condamnés à mort,sera transféré au fort Boyard,le 9 Novembre 1871.Noêlle Roubaud,dans son livre <em>Henri de Rochefort intime</em>,rapporte qu' « <em>un soir il fut enfourné dans un fourgon cellulaire avec une douzaine d'autres prisonniers et voyagea pendant deux jours avant d'arriver à La Rochelle et d'embarquer sur la canonnière qui faisait le service du fort.Dès son arrivée dans la sinistre citadelle,Rochefort tomba malade et fut conduit à l'infirmerie.</em> »Sa première pensée fut de profiter de l'occasion pour tenter de s'évader,mais bbien que soigneusement préparée,l'évasion échoua à cause du mauvais temps.Rochefort et son ami Grousset s'étaient procuré une longue échelle de corde et une lime pour scier les barreaux de leur cellule afin de se laisser glisser à un moment précis contre le mur extérieur juqu'au niveau de la mer.La femme de Rochefort,qui l'avait suivi jusqu'à La Rochelle,s'était mise en rapport avec le capitaine d'un brick Norvégien en partance qui avait accepté de prendre à son bord les deux fugitifs.Mais,cette nuit là,les vagues empêchèrent le canot d'approcher du pied de la forteresse et les deux prisonniers attendirent en vain le signal de leur délivrance.Au retour l'un des marins tomba à l'eau et se noya.La découverte de son corps sur une plage de lîle d'Oléron renforcera les mesures de sécurité. <br /> Toutefois,en cette fin d'année 1871,l'ambiance dans le fort est plutôt détendue,même si un journaliste du <strong>Figaro</strong> qui l'a visité le compare à <em>l'enfer de Dante</em>.Le directeur de la prison ne demande qu'à s'entendre avec ses pensionnaires qui peuvent recevoir la visite de leur famille si le commandant de dépôt est à jeun (!) et si l'état de la mer le permet ...Les soldats de la garnison sympathisent avec les prisonniers et les ravitaillent en tabac et en victuailles destinées à améliorer l'ordinaire.La vie n'est pas si noire que prévu,les prisonniers ont le droit de se réunir et de se promener sur la terrasse.Il ne manque que la liberté.C'est peut-être ce qui inspira à Henri Rochefort ce pastiche vengeur de<br /> <br /> <strong>Cinna:</strong><br /> <strong><em>Fort Boyard où la nuit sert des tyrans heureux<br /> Fort Boyard où la haine est le plaisir des Dieux<br /> Fort Boyard où la force enchaîne le génie<br /> Fort Boyard où l'on meurt sans sortir de la vie<br /> Puissent les citoyens,ensemble conjurés,<br /> saper tes fondements sur le roc assurés;<br /> Et si pour renverser ce colosse de pierre,Paris ne suffit pas,vienne la France entière. </em></strong><br /> <br /> Mais Rochefort n'aura pas le loisir de voir se réaliser son souhait,Fort Boyard devient trop étroit pour les prisonniers qui arrivent tous les jours et il sera transféré à la citadelle du Château d'Oléron puis à Ré d'où il partira pour la Nouvelle-Calédonie.Il s'évadera enfin,en 1874,avec Grousset sur un navire Anglais.<br /> Pendant les quarante ans qui suivent,le fort est occupé par la marine dans le cadre de la défense passive.Six militaires et une poignée de civils surveillent la ligne des torpilles immergées que l'on peut faire exploser depuis le fort à l'arrivée d'un navire ennemi.Un retour aux sources en quelque sorte.Ces torpilles exploseront accidentellement,en 1895,soumettant le fort à un véritable tremblement de terre dont il se sortira sans aggravation des fissures déjà constatées en 1862.En 1910,il n'y a plus que trois hommes maintenus dans le fort dont un canonnier pour l'entretien des batteries pourtant déjà hors d'âge et trois ans plus tard les travaus d'entretien,notamment du havre et de l'éperon de protection,sont abandonnés et le resteront désormais., <br /> source : Pierre-Henri Marin : Fort Boyard Sat, 24 Jul 2010 08:54:42 +0200 Fort Boyard , un vaisseau de pierre http://www.la-rochelle-et-son-histoire.fr/wiki/fort-boyard-un-vaisseau-de-pierre http://www.la-rochelle-et-son-histoire.fr/wiki/fort-boyard-un-vaisseau-de-pierre <h3 class="title1">Après cent cinquante ans de silence et d'oubli , le fort Boyard , le plus étrange et le plus romantique des bâtiments militaires , ancré pour l'éternité sur un haut fond entre l'île d'Aix et d'Oléron connait un nouveau destin.</h3><br /> <strong>Construit sous Napoléon 1er pour protéger l'arsenal de Rochefort des attaques anglaises venues de la mer , il ne remplit jamais son rôle , le progrès de l'artillerie en augmentant la portée des canons l'ayant rendu tout à fait inutile.Il devient prison d'état sous la Commune et , plus récemment figurant à l'écran dans le film "les aventuriers" , avant d'être à nouveau abandonné aux mouettes et à la houle du large.Vendu aux enchères en 1962 à un dentiste d'Avoriaz , il a continué à faire rêver et fantasmer les auteurs de projets les plus insolites et les plus fous : hotel de luxe , casino ou centre culturel.Son accès difficile à cause de la houle qui s'y brise parfois durement et le côut des travaux de restauration ont fait reculer les plus téméraires , jusqu'au coup de coeur de Jacques Antoine , le père des jeux télévisés à sensation.Grâce au petit écran ou il apparait chaque semaine , le vieux fort nopoléonien connait enfin une gloire dont n'auraitent pas osé rêver ses bâtisseur.</strong><p class="float_right"><img src="http://www.la-rochelle-et-son-histoire.fr/upload/articles/corderie.png" alt="" class="valign_" /></p><br /> <strong>En 1661 , <em>Louis XIV</em> demande à Colbert de créer sur l'Atlantique "le plus grand et le plus bel arsenal du royaume" afin d'y construire des vaisseaux capables de faire face aux redoutables flottes anglo-hollandaises qui règnent en maîtres sur les côtes du Ponant.A cette époque la marine royale est exsangue , Mazarin a laissé dépérir la flotte de vaisseaux et galères construite par Richelieu et Colbert doit la rénover en faisant passer de quelques 20 vieux vaisseaux à 120 , dont 70 armés de 50 canons et plus.C'est poue cela que naîtra à Rochefort , simple village sur les bords de la Charente , "le plus grand et le plus bel arsenal qu'il y ait au monde".Le site est idéal , hors de portée des canons ennemis , et le désir du roi sera exausé très vite grâce à l'architecte Blondel <a href="http://www.la-rochelle-et-son-histoire.fr/wiki/archives#nicolas-francois-blondel">[1]</a>.En cinq ans , il fera surgir des vases le plus imposant arsenal militaire du XVII siècle avec sa célèbre corderie de 374 mètres de long , ou l'on fabriquait les cordages necessaires aux vaisseaux royaux , et une ville de 20 000 habitants.<br /> Pendant deux siècles , Rochefort construira et approvisionnera la flotte de l'Atlantique , participant à la majorité des expéditions militaires , coloniales et scientifiques du royaume.Mais ce site admirablement protégé possède un talon d'Achile , le manque de profondeur de sa rivière.Les vaisseaux , sous peine de s'échouer dans la Charente , doivent être achevés en rade ,dans l'embouchure ,à l'abri des îles d'Aix et d'Oléron pour y recevoir notamment leur canons et achever leur gréement.Cette zone stratégique plus vaste que la rade de Brest , est très convoitée et le raid de Buckingham dans l'île de Ré , 40 ans plus tôt en témoigne.Il faut donc la protéger.Il y a bien les batteries côtières à Aix et Oléron mais la portée de leurs canons est insuffisante (1500 mètres)pour "croiser" leurs tirs , et laisse un couloir de 3000 mètres sans protection , ou les navires ennemis peuvent évoluer en toute tranquilité.</strong><br /> <br /> source : Fort Boyard de Pierre-Henri Marin Wed, 21 Jul 2010 09:10:35 +0200 Le littoral est soumis à un blocus de la flotte anglaise http://www.la-rochelle-et-son-histoire.fr/wiki/le-littoral-est-soumis-a-un-blocus-de-la-flotte-anglaise http://www.la-rochelle-et-son-histoire.fr/wiki/le-littoral-est-soumis-a-un-blocus-de-la-flotte-anglaise <h3 class="title1">Le littoral est soumis à un blocus de la flotte anglaise</h3><br /> <strong><em>Depuis 1809 le littoral est soumis à un blocus de la flotte anglaise</em> de plus en plus pressent.Au mois d'Avril,une frégate s'approche du chantier et mitraille les ouvriers ce qui lui permet de constater que le fort est loin d'être terminé et que la défense est inexistante.Cela va entraîner la désastreuse affaire des brûlots de l'île d'Aix.<br /> Toujours en Avril,un convoi français en partance pour les Antilles avait réussi a quitter Brest malgré la présence de la flotte anglaise.Au passage,l'amiral Willaumez devait prendre quatre vaisseaux de Rochefort,mais ceux-ci n'étant pas prêt il fut contraint de les attendre en rade de l'île d'Aix.Pendant ce temps,une escadre anglaise,forte de 76 navires,pénétrait dans le pertuis et bloquait la rade.Le contre-amiral Allemand pris des dispositions de combat en plaçant ses vaisseaux,qui n'étaient que 12,sous la protection des batteries de l'île d'Aix.Puis s'étant aperçu que l'ennemi disposait de brûlots <p class="float_left"><img src="http://www.la-rochelle-et-son-histoire.fr/upload/wiki/bru.png" alt="" class="valign_" /></p> ,navires sans équipage bourrés d'explosif et de matières inflammables lancés contre la flotte adverse,il fit construire une estacade avec des barils et des cordages afin d'interdire le passage des machines incendiaires.<br /> Le 11 Avril au soir,les Anglais larguèrent leurs brûlots qui,poussés par le vent et le courant,se jetèrent sur l'escadre et la firent exploser.Les vaisseaux français en pleine panique coupèrent leurs amarres et chassés par un vent violent allèrent s'échouer en divers points du littoral.Le lendemain,le lever du jour révéla le désastre,seuls deux navires étaient encore à flot,les autres étaient éparpillés sur la côte ou avaient brûlé.Pendant plusieurs jours la bataille fit rage autour de ces vaisseaux immobilisés que les Anglais canonnaient à loisir,pratiquement sans risques.<br /> Quatre vaisseaux furent perdus et trois incendiés par leurs équipages contraints de les abandonner,les autres réussirent comme le <em>Regulus</em> a se réfugier dans la Charente après avoir résisté courageusement aux bombardements ennemis.Un tableau de <em>Charles Fouqueray</em> (peintre de marine) retrace l'héroisme du commandant <em>Lucas</em> et de son équipage.Il orne aujourd'hui la mairie de Fouras.Curieusement,pour la seconde fois,les Anglais ne poussèrent pas leur avantage qui mettait Aix et Rochefort à leur portée,et reprirent la mer.L'affaire fit grand bruit dans le monde et même la presse anglaise stigmatisa cette grave transgression des lois de la guerre en écrivant <em>" Quel intérêt avons-nous a utiliser des brulôts alors que nous avons tant de vaisseaux victorieux ? " </em>.<br /> Maîtres de toute la côte Atlantique les Anglais paralysent alors tous nos ports,de nouveaux engagements eurent lieu dans les parages du fort Boyard mais notre marine s'éffaça désormais devant la suprématie de la flotte anglaise.Ces pressions continues empêchèrent la reprise des travaux au fort Boyard dont le gouvernement décida officiellement la suspension à la fin de l'année 1809.<br /> </strong> Tue, 20 Jul 2010 09:17:20 +0200 La Fronde http://www.la-rochelle-et-son-histoire.fr/wiki/la-fronde http://www.la-rochelle-et-son-histoire.fr/wiki/la-fronde <h1 class="wiki_paragraph1" id="paragraph_1652-la-fronde-revers-du-prince-de-conde-a-saintes-et-a-taillebourg">1652 - La Fronde : revers du Prince de Condé à Saintes et à Taillebourg</h1><br /> <br /> Rien ne va plus pour le Prince de Condé. Les troupes royales assiègent et prennent Saintes, puis Taillebourg. Condé a visiblement le moral au plus bas. Un récit bien étayé par des témoignages et les articles des gazettes.<br /> Source : Souvenirs du règne de Louis XIV - Gabriel-Jules Comte de Cosnac - Paris - 1866 - BNF Gallica.<br /> <br /> <br /> <h2 class="wiki_paragraph2" id="paragraph_ce-qui-s-est-passe-au-siege-de-xaintes">Ce qui s'est passé au siège de Xaintes. </h2><br /> <br /> <em>« Le 6 de ce mois (mars 1652), les sieurs du Plessis-Bellière et de Montauzier, lieutenants-généraux dans les armées de Sa Majesté, partirent de Pons avec toutes leurs troupes pour investir la ville de Xaintes, à la réserve de celles que commandoyent les sieurs de Folleville et de Baulle, mareschaux de camp, dont le premier avoit esté envoyé par ledit sieur du Plessis vers Taillebourg, sur l&#8217;avis qu&#8217;il avoit eu que le prince de Tarente qui estoit dans ladite place, se devoit retirer à Brouage, mais il estoit déjà passé avec sept hommes : et ledit sieur de Baulle eut ordre de demeurer à Saint-Savinien, où il s&#8217;estoit avancé pour en garder le poste, et faire croire à ceux du parti contraire que l&#8217;on en vouloit à cette ville de Taillebourg.<br /> <br /> « Le reste du jour fut employé à prendre les quartiers à l&#8217;entour de ladite ville de Xaintes ; et le lendemain 7, le sieur du Plessis-Bellière ayant résolu de reconnoitre la place de plus près, fit, pour cet effet, dès le matin, commander deux cents hommes de Picardie, Montauzier, Noirmoustiers et Saint-Geniez ; puis détacha quarante fuzeliers qu&#8217;il soutint lui-mesme avec les sieurs de Montauzier, de Breval, de Forgues, le chevalier d&#8217;Albret et de Lorière, mareschaux de camp, et quantité d&#8217;autres officiers et volontaires qui se trouvèrent près d&#8217;eux, et fit donner dans le faubourg de Saint-Vivien : lequel, nonobstant la résistance que firent ceux du parti contraire, qui s&#8217;estoyent postez dans les masures de quelques maisons brûlées, fut emporté. En laquelle occasion les sieurs de Poillac, Cardillac et autres officiers du régiment de Picardie, et les sieurs de Clozière, commandant le régiment de Montauzier et de Bois-Guillaume, commandant celui de Noirmoustiers, donnèrent des preuves de leur courage et de leur expérience. Mais sur tous, les généraux y firent des merveilles, et malgré la grêle des mousquetades qui venoit du rempart, reconnurent eux-mêmes les fossez et tous les dehors de la place avec tant de bonheur, que tous ceux qui donnèrent teste baissée dans le fauxbourg et les rues enfilées, veües de tout ledit rempart, il n&#8217;y eut qu&#8217;un soldat légèrement blessé au bras : ces généraux y ayant trouvé assez de couvert pour loger les soldats de la brigade de Picardie, composée dudit régiment et de ceux de Montauzier, Noirmoustiers et Saint-Geniez et de cent hommes détachés de celui de Périgord.<br /> <br /> « Ensuite de cette action, ledit sieur du Plessis-Bellière, sur l&#8217;avis que l&#8217;on avoit dessein de brusler quelques maisons qui restoient encore dans le fauxbourg Saint-Eutrope, manda au sieur de Genlis, mareschal de camp , commandant les gardes du roy, d&#8217;y faire avancer la garde, laquelle estoit composée de cent hommes dudit régiment commandés par le sieur de Pierrepont, lieutenant, qui se rendit maistre du clocher : dans la tour duquel ceux du parti contraire avoient laissé trente hommes commandez par un capitaine et deux lieutenans qui en avoyent rompu les degrés pour en empêcher l&#8217;accez ; mais la fumée d&#8217;une botte de foin qu&#8217;on y apporta les contraignit de se rendre à discrétion.<br /> <br /> « Le mesme soir, ces généraux firent ouvrir une tranchée entre les Pères de la Mission et la rivière, qui fut à l&#8217;instant poussée fort avant par les gardes : où le sieur de Genlis faisant voir ses soins et sa diligence receut une mousquetade dans son haut de chausse, laquelle ne le blessa point : et une autre tranchée pour attaquer la citadelle au-dessus des Cordeliers, qui se trouva assez facile : ledit sieur de Clausière ayant percé de maison en maison jusqu&#8217;au pied du rempart : auquel travail le sieur de Gondovilliers, capitaine, et l&#8217;aide-major de Picardie furent légèrement blessez.<br /> <br /> « Le 8 se passa à disposer les batteries : et la nuit suivante, le marquis de Breval, mareschal de camp, poussa bien avant la retraite de la ville avec deux compagnies des gardes suisses et le régiment de La Meilleraye commandé parle sieur de Bauvais-Riou ; et le sieur de Lorière, mareschal de camp, avec le régiment de Montauzier, se logea sur le haut du fossé, que les sieurs du Plessis et de Montauzier allèrent reconnoistre et en arrachèrent les palissades.<br /> <br /> « Le lendemain, la batterie que l&#8217;on a faite dans le jardin des Pères de la Mission se trouva en estat : mais ledit sieur du Plessis ne voulut pas qu&#8217;elle tirast que celle qu&#8217;il fait faire entre les deux attaques ne fut aussi achevée, afin d&#8217;emporter en mesme temps tous les dehors de la place.<br /> <br /> « Le soir, le marquis de Créqui-Hemon, mareschal de camp, fit encore grandement avancer la tranchée du costé de la ville, avec les régiments de Poitou, Grammont et Mazancour, dont les officiers y donnèrent des marques de leur expérience ; et le sieur de Montafilant, ingénieur, fut blessé d&#8217;une mousquetade de laquelle il eut le bras rompu, et mourut le 10 sur le soir, la balle lui estant entrée dans le ventre.<br /> <br /> « Ce jour-là 10, le chevalier d&#8217;Albret, mareschal de camp, avec les régiments de Saint-Geniez et de Noirmoustiers, se logea contre la palissade de la citadelle ; et ceux de la place qui n&#8217;avoient point encore fait de sortie, en firent une en plein midi sur la tranchée de la citadelle avec beaucoup de vigueur, mais avec perte de quelques officiers tuez ou faits prisonniers. Les assiégeans ont aussy perdu les sieurs de Bois-Guillaume, commandant Noirmoustiers, Ansillon, lieutenant en ce régiment ; le sieur d&#8217;Orival, enseigne de la mestre de camp de Poitou, blessez à mort, et eu les sieurs de la Rabelière, de Bruc, de Barsillon, capitaines au mesme régiment de Poitou, blessez, le premier, dans le sein et le dernier à la teste, sans péril, et le sieur de la Cour, ci-devant gouverneur de Lislers, et volontaire en cette occasion, aussi légèrement blessé au bras ; mais la perte y eut esté plus grande si les sieurs du Plessis et de Montauzier n&#8217;y fussent accourus avec le sieur de Folleville, mareschal de camp, les sieurs du Plessis, de Cosme, d&#8217;Arnolfigny, volontaires auprès dudit sieur du Plessis-Bellière, et plusieurs autres, qui tous, l&#8217;espée à la main, repoussèrent ceux de la place. »</em><br /> <br /> A la suite de cette vigoureuse attaque et de cette infructueuse sortie, Chambon, gouverneur de la place, bien qu&#8217;il disposât d&#8217;une très-nombreuse garnison et de tous les approvisionnements nécessaires, ne jugea pas à propos de prolonger davantage la résistance,et entra en négociation pour capituler. Il obtint, il est vrai, des conditions honorables : la sortie de la garnison avec armes et bagages, sans engagement de ne plus combattre, et la faculté de la conduire au prince de Condé ; mais il fut blâmé hautement pour n&#8217;avoir pas fait une vigoureuse et longue résistance.<p class="float_right"><img src="http://www.la-rochelle-et-son-histoire.fr/upload/wiki/guerre.jpg" alt="" class="valign_" /></p> Chambon allégua pour sa justification qu&#8217;il avait cru plus avantageux aux intérêts du prince de Condé de lui ramener sa garnison pour renforcer son armée, que de la compromettre à une défense inutile dans laquelle il aurait fini par succomber. Ces raisons, qui ne compensaient pas la perte d&#8217;une place importante, furent mal accueillies par le prince de Condé et par son parti ; aussi lorsque Chambon parut à Bordeaux, il faillit être massacré par la populace.<br /> La capitulation n&#8217;avait même pas été observée, par suite de déplorables circonstances. Lorsque la garnison sortit de la place, les troupes assiégeantes rangées en bataille suivant l&#8217;usage, pour la voir défiler, quittèrent leurs rangs, malgré tous les ordres contraires, et se ruèrent sur elle. Un grand nombre d&#8217;officiers et de soldats furent tués, tous furent dépouillés, et les sept régiments qui composaient cette garnison, réduits à des débris dispersés, furent presque complètement perdus pour le prince de Condé. Cette violation des conditions de la capitulation produisait un avantage considérable pour la cause royale ; mais ce manquement à la parole donnée était une tache de déshonneur dont le marquis de Montausier repoussa avec indignation toute solidarité. Pour maintenir intactes les conditions de la capitulation, il se précipita l&#8217;épée à la main, avec le marquis du Plessis-Bellière, contre ses propres soldats ; ceux-ci, oubliant tout respect et toute discipline, chargèrent leurs généraux ainsi que leur escorte. M. de Montausier racontera lui-même au lecteur cet épisode inédit de nos guerres civiles et de l&#8217;indiscipline militaire. Wed, 14 Jul 2010 12:23:54 +0200 revers du Prince de Condé à Saintes et à Taillebourg http://www.la-rochelle-et-son-histoire.fr/wiki/revers-du-prince-de-conde-a-saintes-et-a-taillebourg http://www.la-rochelle-et-son-histoire.fr/wiki/revers-du-prince-de-conde-a-saintes-et-a-taillebourg <h1 class="wiki_paragraph1" id="paragraph_1652-la-fronde-revers-du-prince-de-conde-a-saintes-et-a-taillebourg">1652 - La Fronde : revers du Prince de Condé à Saintes et à Taillebourg</h1><br /> <br /> <br /> <h2 class="wiki_paragraph2" id="paragraph_le-prince-de-conde">Le prince de Condé</h2><br /> <br /> Le prince de Condé venait de quitter la Guyenne lorsque la nouvelle de la prise de Taillebourg eut pu lui parvenir ; mais il y reçut la nouvelle de la reddition de Saintes au moment d&#8217;une<p class="float_right"><img src="http://www.la-rochelle-et-son-histoire.fr/upload/wiki/conde.jpg" alt="" class="valign_" /></p> excursion d&#8217;Agen à Marmande. Sous l&#8217;empire de l&#8217;émotion dont il fut saisi en apprenant la perte si prompte d&#8217;une ville qu&#8217;il considérait comme l&#8217;un des boulevards les plus solides de son parti, il prit la plume pour exprimer son désespoir. Sa lettre, d&#8217;une écriture précipitée et presque illisible, est un témoignage encore présent, autant par son côté matériel que par son côté moral, des sentiments dont il fut assailli . Il songeait toutefois à utiliser les débris de la garnison, ignorant encore toute l&#8217;étendue de la catastrophe qui les avait réduits à un triste fantôme.<br /> <br /> Le prince de Condé à M. Viole, ou en son absence à M. Lenet.<br /> <br /> <em>« La perte de Saintes me met au désespoir. On dirige la garnison à Bourg, il faut l&#8217;envoyer du côté de Libourne, dans des quartiers d&#8217;où on s&#8217;en puisse servir comme on le jugera pour le mieux. J&#8217;appréhende fort qu&#8217;ils ne viennent à Libourne qu&#8217;après l&#8217;affaire de Taillebourg faicte ; c&#8217;est pourquoy il faut les mettre en lieu qu&#8217;on s&#8217;en puisse servir à Libourne en cas de besoin.<br /> Louis de Bourbon.<br /> <br /> A Marmande, 18 mars 1652. »</em><br /> <br /> De loin comme de près, les déceptions les plus amères répondaient aux combinaisons du prince de Condé ; ses généraux étaient faibles ou malheureux ; lui-même s&#8217;exposait vainement comme un simple soldat, au milieu du hasard des batailles, sans parvenir à ressaisir la victoire, qui, lors de ses débuts militaires, avait souri si volontiers à ses premiers efforts.<br /> <br /> Pour enlever à l&#8217;insurrection ses points d&#8217;appui, si elle eût voulu se relever en ces contrées, les places et les châteaux étaient démantelés. La démolition du château de Taillebourg était considérée comme l&#8217;une des plus importantes ; les escarpements du rocher sur-lequel il était situé formant un des principaux éléments de sa force, la mine attaquait et faisait sauter le roc même qui servait d&#8217;assises aux murailles. La poudre en quantité suffisante manquait seule pour achever cette &#339;uvre de destruction ; les villes de la province, requises à cet effet, mettaient peu d&#8217;empressement à la fournir. Marin écrivait à ce sujet à Le Tellier : « Il n&#8217;y a que les villes de Xaintes et de Coignac qui aient voulu contribuer ; celles d&#8217;Angoulesmes et de Saint-Jean d&#8217;Angely m&#8217;ayant refusé tout à plat . »<br /> <br /> Les principales places qui résistaient encore dans ces contrées étaient, outre Brouage, le repaire du comte du Dognon, celles de Marennes , de Talmont , de Saint-Sornin . Le marquis du Plessis-Bellière reçut mission de les réduire. Il rend compte en ces termes de ses opérations à Le Tellier :<br /> <br /> <em>« 7 avril 1652.<br /> <br /> Monsieur,<br /> <br /> J&#8217;arrivai vendredy devant cette place, et du mesme temps je formai le siège, après avoir esté recongnoistre la place que je trouvai fort bonne, comme en effect elle l&#8217;est ; la muraille estant très dure, le canon n&#8217;y faisant presque rien, et y ayant un très beau fossé. Nous y avons tiré environ deux cens volées de canon, qui ont razé une bonne partie de leurs défenses, et ayant faict faire hier au soir et cette nuit un logement sur le bord dudit fossé, les ennemis en ont esté estonnés et se sont retirés ce matin, deux heures devant le jour, dans leurs vaisseaux, ce qui m&#8217;a en quelque façon surpris, veu qu&#8217;ils faisoient mine de se devoir bien défendre et qu&#8217;ilz le pouvoient. Ils ont pris la route de Tallemont. Quoy que cette place n&#8217;ait tenu guière de temps, nous n&#8217;avons pas délaissé d&#8217;y user de nos poudres et munitions, dont nous sommes bientost à bout, et n&#8217;y en a pas présentement pour faire le siège de Tallemont. Bien que ce ne soit le tout, cette raison m&#8217;empesche de l&#8217;entreprendre, car il y a cinq cens hommes dans la place et dix ou douze vaisseaux derrière. En outre, quand les vaisseaux du Roy seront arrivés, cette place ne tiendra pas, et cependant elle ne nuit à rien. Tout le monde veut que l&#8217;on aye le dessein des Isles . Je crois que M. de Xaintes vous a escrit sur ce subjet. Je vous supplie très humblement, Monsieur, de me mander ce que j&#8217;aurai à faire ; cependant j&#8217;agirai en toutes choses pour le mieux, et vous asseure que je tascheray par toutes mes actions de vous faire congnoistre que je suis,<br /> Vostre très humble et très obéissant serviteur,<br /> <br /> De Plessis-Bellière. Au camp de Saint-Surin, le 7 avril 1652 [16] »</em><br /> <br /> Les opérations militaires de l&#8217;Aunis ne marchèrent, du reste, jamais avec activité dans le cours de cette campagne ; Du Plessis-Bellière ne disposait que de forces médiocres ; la flotte royale n&#8217;était pas encore réunie dans ces parages ; et quant aux armées de terre, c&#8217;était ailleurs également que la cour concentrait leur effort. Aussi Brouage, qui était la place essentielle à réduire, ne capitulera-t-il point dans la suite sous l&#8217;étreinte d&#8217;un siège ; le comte du Dognon fera de sa soumission volontaire l&#8217;objet du plus avantageux accommodement pour ses intérêts et pour son ambition.<br /> source : Histoire Passion Wed, 14 Jul 2010 12:20:26 +0200 1652 - La Fronde : revers du Prince de Condé à Saintes et à Taillebourg http://www.la-rochelle-et-son-histoire.fr/wiki/1652-la-fronde-revers-du-prince-de-conde-a-saintes-et-a-taillebourg http://www.la-rochelle-et-son-histoire.fr/wiki/1652-la-fronde-revers-du-prince-de-conde-a-saintes-et-a-taillebourg <h1 class="wiki_paragraph1" id="paragraph_1652-la-fronde-revers-du-prince-de-conde-a-saintes-et-a-taillebourg">1652 - La Fronde : revers du Prince de Condé à Saintes et à Taillebourg</h1><br /> <br /> <br /> <h2 class="wiki_paragraph2" id="paragraph_le-marquis-de-montauzier-a-m-letellier">Le marquis de Montauzier à M. Letellier</h2><br /> <br /> <em>« Monsieur,<br /> La joye que j&#8217;ay receue par le petit service que nous venons de rendre au Roy en remettant Xaintes sous son obéissance, m&#8217;a estée bien rabattue par un accident qui nous est arrivé ; car la fureur de nos soldats a esté si grande et la mauvaise intention de la plus part des officiers aussy, que contre la parole que M. du Plessis-Bellière et moy avons donnée, la garnison qui sortait d&#8217;icy a esté toute dépouillée et plusieurs tuez, quelque résistance que M. du Plessis et moy y ayons faite, qui en avons tué grand nombre ; mais nous l&#8217;avons pensé estre l&#8217;un et l&#8217;autre plus de vingt fois ; car l&#8217;armée que nous avions toute faite mettre en bataille s&#8217;est toute desbandée contre ces pauvres gens, ayant chargé nostre propre escorte, despouillé plus de vingt de nos officiers et un nombre infiny de soldats. Le sieur de la Chapelotte vous en rendra compte plus au long. Ce désordre pourtant n&#8217;apporte pas peu d&#8217;avantage au Roy, ayant absolument ruyné sept régimens de M. le Prince ; mais, Monsieur, je vous avoue que cela ne me console pas ; car quoy que je n&#8217;aye manqué à aucune des prévoyances nécessaires pour empescher cela, et qu&#8217;ainsy je ne sois point coupable, on ne laissera pas de m&#8217;accuser par tout le monde. Au reste, Monsieur, j&#8217;eusse bien souhaité demeurer icy pour y restablir les choses ; mais j&#8217;ay cru estre plus obligé d&#8217;aller au siège de Taillebourg, où je seray ce soir pour faire ouvrir les tranchées, M. du Plessis estant party dès hyer pour prendre les quartiers devant la place. Quand elle sera prise, je reviendray icy pour mettre ordre à un million de choses qui en ont besoing, et je ne manqueray pas de vous bailler avis très ponctuellement de l&#8217;estat de nos affaires. Sans que vos occupations m&#8217;obligent à ne vous importuner que le moins qu&#8217;il m&#8217;est possible, je vous rendrois mille grâces de la continuation de vos bontés ; mais il me suffit de vous assurer que j&#8217;en auray toute la recognoissance qui leur est deüe, et que je seray toute ma vie,<br /> Monsieur, Vostre très humble et très obéissant serviteur,<br /> Montauzier. A Xaintes, ce 16e mars 1652. »</em><br /> <br /> Les troupes royales, dans cette guerre, avaient contracté des habitudes de pillage et d&#8217;indiscipline qui passaient toutes les bornes ; elles étaient le sujet de plaintes nombreuses de la part des habitants mêmes dévoués à la cause royale, qui n&#8217;étaient pas plus épargnés que les autres.<p class="float_left"><img src="http://www.la-rochelle-et-son-histoire.fr/upload/wiki/pb.jpg" alt="" class="valign_" /></p> Une assemblée de la noblesse du Poitou s&#8217;était réunie, spontanément au bourg de Puybelliard, en Bas-Poitou, pour s&#8217;entendre sur les moyens de résister à ces désordres. La cour, très-disposée à s&#8217;alarmer des réunions de la noblesse, avait envoyé un émissaire pour assister à celle-ci. Il lui rendit compte que cette noblesse était bien intentionnée pour le service du roi ; mais qu&#8217;il était nécessaire de prendre des mesures pour faire droit à ses justes griefs, et de ne plus permettre aux troupes de vaguer dans la province. <br /> <br /> Le siège de Taillebourg, qui suivit immédiatement le siège de Saintes, fut accompagné du même succès ; mais avec une résistance beaucoup plus vigoureuse de la part de cette petite place de guerre, dont la position était du reste excellente. Le comte d&#8217;Estissac avait envoyé à ce siège, des environs de La Rochelle, son régiment d&#8217;infanterie, composé de vingt compagnies, avec deux pièces de canon en fonte verte .Le Tellier avait écrit qu&#8217;il fallait raser immédiatement le pont fortifié sur la Charente, qui unissait les deux villes et le château qui les dominait. Marin, maréchal de camp, qui, se multipliant, avait quitté Mi-radoux aussitôt après la levée du siège, pour se rendre dans la Saintonge, lui répondit le 21 mars , que l&#8217;ordre était excellent et serait exécuté ; mais qu&#8217;auparavant il fallait les prendre. Il annonce que les deux villes, après une assez vigoureuse résistance qui a duré quatre jours, ont été emportées avec une demi-lune devant la porte du château ; mais que celui-ci est bâti sur un roc difficile à miner, et qu&#8217;on ne le prendra pas sans perte ; il assigne un délai de quatre ou cinq jours encore pour en venir à bout. Il ne se trompa pas dans son calcul ; une dépêche des marquis du Plessis-Bellière et de Montausier à Le Tellier, datée de Taillebourg, le 25 mars, apprit au ministre que le château s&#8217;était rendu ; mais que de bonnes conditions avaient dû être faites aux assiégés, en raison de la force de la place .<br /> <br /> La petite ville de Saint-Surin fut ensuite attaquée et capitula promptement, sans qu&#8217;il s&#8217;y soit passé aucune action mémorable, si ce n&#8217;est un fait surprenant que nous apprend la Gazette, et dont nous lui laissons le récit :<br /> <br /> <em>« De Xaintes, 12 avril 1652.<br /> Le sièur du Plessis-Bellière, au lieu d&#8217;aller à Talmont, ensuite de la prise de Taillebourg, comme le bruit en couroit, fit marcher ses troupes vers Saint-Surin, laquelle place ayant investi le 4 de ce mois, et fait dresser devant une batterie le 6, il s&#8217;en rendit maistre le lendemain par composition ; puis s&#8217;en alla camper près de Coze. Il ne s&#8217;est rien passé de remarquable à ce siège, si non que le premier coup de canon qui fut tiré de la place ayant emporté la moitié du corps à l&#8217;un de ceux qui estaient près dudit sieur du Plessis-Bellière, il fut un quart d&#8217;heure sans donner aucun signe de vie, en sorte que chacun le croyoit mort : mais il se réveilla comme en sursaut, cria par trois fois miracle et pria qu&#8217;on lui donnast son scapulaire, lequel après avoir baisé et tesmoigné beaucoup de contrition de ses fautes, il mourut, ne s&#8217;étant pu trouver de prestre pour le confesser. »</em> Wed, 14 Jul 2010 12:19:30 +0200 Un vaisseau de pierre à trois ponts http://www.la-rochelle-et-son-histoire.fr/wiki/un-vaisseau-de-pierre-a-trois-ponts http://www.la-rochelle-et-son-histoire.fr/wiki/un-vaisseau-de-pierre-a-trois-ponts <h3 class="title1">Un vaisseau de pierre à trois ponts</h3><br /> <strong>Entre temps le projet du fort s'est encore modifié.Toujours elliptique,il aura un étage de plus et le génie s'est largement inspiré des théories du marquis Montalembert considéré comme le nouveau Vauban.Tout l'horizon sera balayé par des batteries superposées enfoncée dans des casemates de protection.La batterie supérieure à 20 mètres au-dessus de la mer est,elle,protégée par un parapet.Le fort devient en quelque sorte un vaisseau de pierre à trois ponts échoué pour l'éternité sur son rocher. <p class="float_left"><!-- START HTML --> <a href="http://www.la-rochelle-et-son-histoire.fr/upload/wiki/boy2.png" rel="lightbox" title="Projets pour 1855-1856/Fortifications/Article 6-Fort Boyard "><img src="http://www.la-rochelle-et-son-histoire.fr/upload/wiki/boy1.png" rel="lightbox"></a> <!-- END HTML --></p> <br /> Au début de 1849,les crédits sont débloqués sans aucune opposition et la construction du fort commence,pourtant,compte tenu des progrès de l'artillerie,qui permettait,grâce aux canons rayés,de tirer plus loin et plus efficacement,et surtout aux bonnes relations nouées sous Louis-Philippe avec l'Angleterre qui n'était plus notre ennemi héréditaire sur les mers,on aurait dû,en bonne logique,y renoncer.Mais la raison d'État est souvent impénétrable et chaque siècle a son <em>La Villette</em>.La construction sera menée à bien en dix ans.68 mètres sur 31,arrondi aux deux extrémités,haut de 20 mètres,le fort est conçu pour soutenir un siège bien improbable.Au centre de l'enrochement sous le pavé de la cour,on a aménagé des citernes à eau douce de 300 000 litres qui sont alimentées en partie par les eaux pluviales récupérées depuis la terrasse,mais aussi des soutes à munitions et des magasins à poudre.Au-dessus,les trois étages abritent 66 casemates,22 par niveau.Les pièces carrelées et lambrissées en bois s'ouvrent sur la mer par une embrasure fermée par un épais volet de bois ferré ressemblant à un mantelet de sabord.Elles sont toutes du même modèle sauf celles des officiers qui disposent d'une cheminée d'angle.Un évent rejoint la terrasse pour évacuer les fumées lors des tirs.L'ensemble fait penser résolument à un vaisseau de haut bord avec 74 canons et l'avantage d'être ... insubmersible.En période de guerre la garnison est composée de 260 hommes dont une cantinière,une blanchisseuse et deux cordonniers,dont on se demande bien quel pouvait être le travail pour cette armée vouée à l'immobilité ou presque.Une tour de vigie au Sud culmine à 27 mètres et au Nord une horloge rythmant la vie de ce navire immobile lui fait face.Une galerie ceinture chaque niveau côté cour et dessert les 22 casemates.Voilà pour le décor,la vie y est calquée sur celle d'un navire en mer devant compter sur sa seule autonomie.Sous chaque escalier sont aménagées des cages à poules,dans la cour un billot permet d'abattre des animaux de boucherie.Il y a même,comme dans toute garnison,une salle de police avec cellules. </strong> Mon, 28 Jun 2010 13:11:25 +0200 Napoléon http://www.la-rochelle-et-son-histoire.fr/wiki/napoleon http://www.la-rochelle-et-son-histoire.fr/wiki/napoleon <h3 class="title1">Napoléon</h3><br /> <strong><em>Changement de régime , changement de politique c'est bien connu</em>.Le premier consul sous lequel perçait déjà Napoléon , déteste les Anglais , il a même formé le projet d'envahir leur île.Toutefois son projet ayant échoué , il fait renforcer les défenses littorales car en fin stratège il ne sous-estime pas l'ennemi et connait les points faibles du littoral charentais.Des artilleurs sont envoyés en garnison à Aix et Oléron et une flotte importante mouille en rade.Dans ses instructions Bonaparte devenu empereur précise <p class="float_right"><img src="http://www.la-rochelle-et-son-histoire.fr/upload/articles/napoleon.jpg" alt="" class="valign_" /></p>:"avec 4000 hommes vous devez repousser l'attaque éventuelle de 12000 Anglais si elle se présente".Et surtout en 1801 il reprend l'idée du fort Boyard en nommant une commission composée de militaires et de civils pour en dresser les plans.Elle se prononce pour un fort à deux niveaux de forme ellitique , construit sur un enrochement de 100x50 mètres s'élevant à 2 mètres au dessus des plus hautes marées.Le fort lui-même mesurera 80x40 mètres avec au rez de chaussée un corps de garde pour 60 hommes , au premier étage 15 canons de 36 , capable de tirer des boulets en acier pesant 36 livres le plus gros calibre de l'époque.Chaque pièce sera montée sur un affût spécial lui offrant l'angle de tir le plus ouvert possible , pour croiser ses feux avec ceux des batteries côtières.Deux ans seront nécessaires pour faire adopter le projet dont les travaux préparatoires seront confiés à un entrepreneur de Normandie.Il y aura tout d'abord à construire une base à terre pour stocker les matériaux.Le port de la Perrotine , qui deviendra Boyardville quelques années plus tard est choisi, mais sur le chantier on manque de bras.On doit déjà "importer" de la main d'oeuvre émigrée de ... Loire inférieure puis l'armée fera appel à son propre personnel pour compléter l'effectif.La tâche n'est pas aisée , on achemine sur place les blocs de pierre extraits des carrières de l'île d'Aix qui vont constituer l'enrochement destiné à supporter le fort.A cause des marées on ne peut travailler que quelques heures par jour et seulement à la belle saison.Dès l'automne les tempêtes interdisent le chantier jusqu'au printemps suivant et on ne compte plus les incursions des Anglais qui voudraient bien empêcher la construction de ce fort.Malgré la protection d'un brick armé, "le Polaski",on est contraint d'interrompre le travailet d'évacuer les ouvriers quand une escadre ennemie est signalée dans le pertuis.Enfin ,le convoyage des blocs de pierre se fait sur des gabarres à voile ce qui ne favorise pas la rapidité du travail.Trop chargées elles sont éventrées par leur propre cargaison et ne résistent pas aux vagues.L'une d'elle coulera avec ses six hommes d'équipage.Le chantier avance lentement : exemple,en 1804 on mettra en place un bloc de 7m3 à l'aide de flotteurs constitués par des barriques,le pays du cognac n'est pas loin.L'hiver,la violence des tempêtes et des courants fait parfois basculer dans les fonds les matériaux amenés à grand peine.Ainsi au terme de la première campagne,11000 m3 auront seulement été déversés sur l'enrochement alors que 90000 avaient été calculés par les ingénieurs.En 1805 ,16000 m3 ont été déposés il n'y a alors en permanence 500 ouvriers sur le chantier.L'année suivante ils recevront l'aide de 300 prisonniers autrichiens employés jusqu'alors à l'extraction des pierres dans les carrières de l'île d'Aix.En début d'année une violente tempête a emporté le mur en blocs artificiels de 2 m3 qu'on venait d'expérimenter.Tout est à recommencer et le découragement se fait sentir d'autant que , nouvelle déconvenue,l'enrochement s'enfonce dans le sable sous son propre poids ce qui soulève critiques et contre-projets.</strong> Mon, 28 Jun 2010 11:43:14 +0200 Les personnages célèbres de La Rochelle http://www.la-rochelle-et-son-histoire.fr/wiki/les-personnages-celebres-de-la-rochelle http://www.la-rochelle-et-son-histoire.fr/wiki/les-personnages-celebres-de-la-rochelle source : wikipédia<br /> <h3 class="title1">Hommes et femmes célèbres de Saintonge et d'Aunis et quelques ouvrages</h3><br /> <br /> <br /> <h1 class="wiki_paragraph1" id="paragraph_guillaume-de-montmirail">Guillaume de Montmirail</h1><br /> <br /> Guillaume de Montmirail était un noble français, et a été le premier maire de la ville de La Rochelle, suite à son élection en 1199, laquelle fut la première de l'Histoire de France.<br /> Sa nomination fut le résultat du renouvellement, en 1199, par Aliénor d&#8217;Aquitaine, de la charte de commune octroyée à La Rochelle par son père, Guillaume X, duc d'Aquitaine, en 1137, ainsi que la concession à la ville de pouvoirs politiques et judiciaires étendus.D'après Mérichon, ce magistrat municipal se prénommait Robert, Sénéchal du Poitou en 1189; mais la charte d'Aliénor d'Aquitaine, découverte à Fontevrault, prouve que le premier maire de La Rochelle était Guillaume de Montmirail, frère ou fils de Robert.D'après un acte de 1261, il semble que le domaine des Montmirail se trouvait à Mireuil, qui s'est jadis appelé Montmirail (mons mirabilis). Une rue de La Rochelle, dans le quartier de La Genette, porte le nom de Montmirail.<br /> <br /> <br /> <h1 class="wiki_paragraph1" id="paragraph_jean-guiton">Jean Guiton</h1><br /> <br /> <br /> Jean Guiton (La Rochelle, 2 juillet 1585 &#8211; 1654) fut baptisé au Temple Saint Yon.<p class="float_left"><img src="http://www.la-rochelle-et-son-histoire.fr/upload/pages/guiton.jpg" alt="" class="valign_" /></p> Il exerça la profession d&#8217;armateur, puis devint maire de La Rochelle. Lors du siège de cette ville, il oppose une résistance énergique sinon héroïque aux troupes de Louis XIII jusqu&#8217;à la capitulation de la ville en 1628, après laquelle il dut s&#8217;exiler.Par la suite, Richelieu lui donna un commandement dans la flotte royale et il combattit les Espagnols. Une de ses filles épousa un des fils du célèbre Abraham Duquesne.Après une existence tourmentée, Guiton s'éteint dans son domaine de Repose Pucelle (actuelle commune de La Jarne) et le registre des décès des protestants porte cette simple mention: « 15 mars 1654. Jehan Guiton escuyer, sieur de Repose-Pucelle, âge de 69 ans ou environ, a été enterré ». Son inhumation eut lieu dans un petit cimetière situé près du rempart du front ouest de la ville, à côté de l&#8217;endroit où fut ouverte, au XIXe siècle, la large voie qui mène au port de la Pallice.Par une heureuse coïncidence, et sans qu'on l&#8217;eût cherché, c&#8217;est presque sur le lieu même de sa sépulture que passe l'avenue qui porte son nom.Tout comme de nombreux notables rochelais, Jean Guiton fut un huguenot et véritable figure du protestantisme du XVIIe siècle.<br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <h1 class="wiki_paragraph1" id="paragraph_louis-pinard">Louis Pinard</h1><br /> <br /> <br /> Voici une partie de texte du certificat de baptême de Louis Pinard -I- des archives de Ste-Marguerite-Marie, paroisse de La Rochelle en France. « En ce douxième jour de juillet de l&#8217;an mille six cent trente quatre nous&#8230; »<br /> En 1647, âgé de 13 ans, Louis Pinard, fils de Jean Pinard et de Marguerite Gaigneur, quitte La Rochelle en France pour venir en Nouvelle-France comme donné des Jésuites. Le 24 juillet 1648, son premier séjour le mène à Sainte-Marie-des-Hurons, premier établissement européen à l&#8217;intérieur du Canada, aujourd&#8217;hui Midland, Ontario. Éloigné de plus de 1200 kilomètres de la communauté de Kébec, Louis y vécut en compagnie des Pères Jésuites Jean de Brébeuf, Gabriel Lalemand et Charles Garnier jusqu&#8217;à l&#8217;anéantissement de la mission par les Iroquois en juin 1649. Ils se réfugient alors sur l&#8217;île des Chrétiens. En 1650, Louis et ses compagnons entreprennent le pénible voyage de retour à Kébec le 28 juillet 1650. Son mandat terminé, Louis retourne en France le 23 août 1650 pour étudier.<br /> A l'aube de ses 23 ans, il revient en Nouvelle-France et s&#8217;établit à Trois-Rivières comme chirurgien. Il pratique dans la région de Trois-Rivières durant près de 40 ans (1656-1695).<br /> <ul class="bb_ul"><li class="bb_li">traversée de Larochelle le 6 juin 1647 à Québec.</li></ul><br /> <ul class="bb_ul"><li class="bb_li">traversée de Québec le 23 août 1650 à Larochelle.</li></ul><br /> <ul class="bb_ul"><li class="bb_li">traversée de Larochelle le 1 avril 1651 à Québec. </li></ul><br /> <ul class="bb_ul"><li class="bb_li">traversée de Québec le 1 septembre 1651 à Larochelle</li></ul><br /> <ul class="bb_ul"><li class="bb_li">traversée de St-Martin-de-Ré avril 1656 à Québec 15 juin 1656.</li></ul><br /> <ul class="bb_ul"><li class="bb_li">traversée de Québec le 3 août 1665 à Larochelle.</li></ul><br /> <ul class="bb_ul"><li class="bb_li">traversée de Larochelle le __-__-1666 à Québec.</li></ul><br /> Louis, décède à Batiscan en 1695.<br /> source : Les Descendants de Louis Pinard inc.<br /> <br /> <br /> <h1 class="wiki_paragraph1" id="paragraph_chateau-vauclair">Château Vauclair</h1><br /> <br /> <br /> <strong>Le château Vauclair, ou château Vauclerc,</strong> était le nom d'un château construit par Henri II d'Angleterre, époux d'Aliénor d'Aquitaine, à La Rochelle vers la fin du XIIe siècle, et aujourd'hui détruit.<br /> Le château servait d'ouvrage de défense du port primitif de La Rochelle, situé sur le cours d'eau de Lafond, et qu'il dominait. Il s'inscrivait dans le cadre de la fortification de la ville entreprise depuis le début du siècle, une première enceinte ayant été érigée en 1130 par Guillaume X, duc d&#8217;Aquitaine et père d'Aliénor, puis une nouvelle entre 1160 et 1170.L&#8217;enceinte du château, qui couvrait plus d&#8217;un hectare, était protégée par un rempart orné de quatre grosses tours d&#8217;angle, reliées entre elles par des courtines au parapet crénelé, et était entourée de profondes douves. La place d'armes du château se trouvait alors à l'emplacement de la cathédrale Saint-Louis.À la demande du roi de France Charles V, le château, symbole de pouvoir, a été détruit entre 1372 et 1375, après le siège de La Rochelle, ses pierres servant à édifier une nouvelle muraille au Gabut. Le port de La Rochelle a quant à lui été transféré à son emplacement actuel, défendu par les tours Saint-Nicolas et de la Chaîne dès 1376.<br /> Une partie des fondations de l&#8217;ouvrage ont été mises au jour lors du creusement d&#8217;un parking souterrain, sous l&#8217;actuelle place de Verdun.L'appellation Vauclair, tirée du latin &#8239;valde clarum (grandement clair, lumineux ou blanc) venait du fait que le château, au même titre que de nombreux bâtiments et ouvrages de la ville, était construit en pierres calcaires blanches extraites du sous-sol de la région. Cette caractéristique a également valu à La Rochelle son surnom de Ville blanche dès le Moyen Âge.<br /> <br /> <br /> <h1 class="wiki_paragraph1" id="paragraph_isembert">Isembert</h1><br /> <br /> Châtelaillon connut cinq seigneurs de 968 à 1130, probablement parents des comtes de Poitou : Isembert 1er, Eble 1er, Isembert II, Eble II et Isembert III. L'influence d'Isembert III, qui contrôlait plusieurs ports importants, était telle dans la région qu'elle suscita la jalousie du comte de Poitou Guillaume X. Selon la rumeur, les enfants d'Isembert étaient tous illégitimes, fruits des amours vagabondes de sa femme Aliéna.<br /> Les vassaux d'Isembert se révoltèrent à cette nouvelle, car ils n'étaient pas prêts d'obéir à des bâtards ! Au mois d'août 1130, le duc d'Aquitaine arriva par la mer et assiégea par surprise Castrum Juli, le château d'Isembert. Très solidement bâtie en bord de mer, cette forteresse capable de résister aux injures des armes et des hommes avait un talon d'Achille : il n'y avait aucun puits à l'intérieur. Les habitants allaient ordinairement puiser l'eau hors les murs, sur un monticule appelé Pelenertus. Ils ne disposaient pas non plus de bois pour les usages domestiques. Castrum Juli résista trois mois. En décembre, quelques jours avant le dimanche de l'Avent, Guillaume X d'Aquitaine investit la place et la saccagea. Mais le seigneur Isembert, plein de ressources, se réfugia dans son donjon de l'Isleau. Entouré de marais infranchissables, le château était efficacement défendu par son procureur Guillaume Normand. Il fallut un an pour qu'Isembert se rende. Le comte de Poitou détruisit l'Isleau et s'empara des biens d'Isembert. Celui-ci finit ses jours dans une extrême vieillesse à l'Ile de Ré, la seule terre qui lui restait. Il fut enterré dans le prieuré Saint-Martin de l'Ile d'Aix.<br /> <br /> <br /> <h1 class="wiki_paragraph1" id="paragraph_melusine-se-fait-batisseuse">Mélusine se fait bâtisseuse</h1><br /> <br /> La légende veut que Mélusine<p class="float_left"><img src="http://www.la-rochelle-et-son-histoire.fr/upload/wiki/melusine.jpg" alt="" class="valign_" /></p> soit à l'origine de la construction de nombreux bâtiments médiévaux. Elle fonde les villes de Parthenay, Tiffauges, Talmont, édifie les murailles de La Rochelle et fait construire nombre d'églises (comme celle de Saint-Paul-en-Gâtine) et d'abbayes. "Quelques dornées de pierres et une goulée d'Eve" lui étaient nécéssaires à l'élévation des plus imposantes forteresses. Si quelqu'un la surprenait dans son ouvrage, qui avait lieu généralement la nuit, elle cessait immédiatement ses travaux. C'est ainsi qu'il manque une fenêtre à Merrigoute, la dernière pierre de la flèche de Niort et de l'église de Parthenay.<br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <h1 class="wiki_paragraph1" id="paragraph_theodore-de-beze-1519-1605">Théodore de Bèze (1519-1605)</h1><br /> <br /> <strong>Écrivain et théologien, il recueille à Genève la succession de Calvin.</strong><br /> Théodore de Bèze est né à Vézelay en Bourgogne en 1519.<p class="float_left"><img src="http://www.la-rochelle-et-son-histoire.fr/upload/pages/tdb.jpg" alt="" class="valign_" /></p> Il fait des études littéraires et juridiques à Orléans et Paris. Il s'intéresse vivement aux idées réformées tout en initiant une brillante carrière d'homme de lettres. C'est une grave maladie qui l'amène à la Réforme (1548).Il est alors contraint à l'exil et devient professeur de grec à Lausanne, puis professeur de théologie et pasteur à Genève. Il est le premier recteur de l'Académie que Calvin vient de fonder à Genève en 1559.Lors de la première guerre de religion, il est aumônier de l'armée de Condé. Il dirige la délégation protestante au Colloque de Poissy (1561). Il préside le synode de la Rochelle en 1571 durant lequel la Confession de foi des Églises réformées de France est adoptée.De retour à Genève en 1563, il succède à Calvin à la direction de l'Église de Genève et reste le fidèle continuateur de son &#339;uvre. Il assure après lui la direction ecclésiastique et intellectuelle du mouvement réformé international.<br /> <strong>Théodore de Bèze homme de lettres</strong><br /> Il compose une tragédie biblique Abraham sacrifiant en 1550, peut-être l'&#339;uvre littéraire la plus accomplie qu'il ait laissée, &#339;uvre qui mêle habilement l'héritage humaniste et la conscience chrétienne.La Confession de la foi chrétienne, parue en français en 1559, puis en latin en 1560 résume de façon systématique la doctrine réformée.En 1561, continuant l'&#339;uvre entreprise par Clément Marot, Théodore de Bèze termine la transposition des Psaumes en vers français, qui seront ensuite mis en musique dans le Psautier de Genève.Du droit des magistrats sur leurs sujets fait partie des ouvrages écrits par des auteurs protestants à la suite de la Saint-Barthélemy et qui légitiment une résistance constitutionnelle à l'égard d'un gouvernement devenu tyrannique. Avec cet ouvrage, Théodore de Bèze fait partie des monarchomaques.Sa Correspondance est considérable. Elle est échangée avec les théologiens, les hommes politiques et les écrivains de l'Europe entière.<br /> source : l'Histoire du Protestantisme Français.<br /> <br /> <h1 class="wiki_paragraph1" id="paragraph_nicolas-francois-blondel">Nicolas François Blondel</h1><br /> <br /> Nicolas François Blondel naquit à Ribemont vers le 10 du mois de juin 1618.<br /> Sous la direction de son père, il étudie les langues anciennes, l'espagnol, l'italien, le portugais et l'allemand. Mais il est surtout attiré par les mathématiques.Dès 1635, il participe aux opérations militaires qui se déroulèrent durant la guerre de trente ans. En 1640, Richelieu lui confie des missions délicates au Portugal, en Espagne, en Italie.<p class="float_right"><img src="http://www.la-rochelle-et-son-histoire.fr/upload/wiki/blondel.jpg" alt="" class="valign_" /></p><br /> Durant ces missions, il acquiert une grande compétence technique pour tout ce qui touche à la fortification. Richelieu le nomma ensuite sous lieutenant d'une de ses galères "la Cardinale" et il se distingue dans ses nouvelles fonctions.<br /> En 1647, Blondel commande l'artillerie de l'expédition navale qui devait opérer devant Naples, contre la flotte espagnole.Le 26 Novembre 1652, on lui décerne le brevet de Maréchal des camps. Il abandonne la guerre et se consacre à d'autres activités.Après un voyage de 3 ans en qualité de gouverneur dans les pays du Nord, l'Allemagne et l'Italie, il est chargé de missions diplomatiques auprès des princes étrangers. Il obtint le brevet de conseiller d'état et fut nommé professeur du grand dauphin fils de Louis XIV.En 1665, il se consacra à la construction du pont de Saintes et c'est à ce moment qu'il révéla ses dons d'architecte. En 1669, il entra à l'académie des sciences. Et le roi lui donna la direction générale des constructions de tout édifice public à élever dans la Ville de Paris.C'est sous sa direction que fut dressé le plan de Paris, en 1676, appelé le plan Blondel.La plus grande oeuvre de Blondel, est sans nul doute, la porte Saint Denis, véritable arc de triomphe par ses dimensions et ses ornementations.Le 31 décembre 1671, il est nommé directeur et professeur de l'académie royale d'architecture, établie par Colbert.François Blondel participa également à la construction de la corderie et de l'arsenal de Rochefort, à la décoration du choeur et de la chapelle de la vierge de l'église St Laurent à Paris.François Blondel mourut le 21 Janvier 1686. Il avait eu deux enfants, l'un devint chartreux, le second abbé commendataire de Thenailles.<br /> <br /> <h1 class="wiki_paragraph1" id="paragraph_choderlos-de-laclos">Choderlos De Laclos</h1><br /> <br /> Fils d&#8217;un secrétaire à l&#8217;intendance, Choderlos Laclos est admis à l&#8217;école de la Fère, en 1760. Il occupe la double fonction d&#8217;écrivain et d&#8217;officier militaire spécialisé dans l&#8217;artillerie. <p class="float_left"><img src="http://www.la-rochelle-et-son-histoire.fr/upload/wiki/laclos.jpg" alt="" class="valign_" /></p> Il devient sous lieutenant à l&#8217;âge de 19 ans. En 1777, il est chargé de créer une école d&#8217;artillerie à Valence, qui recevra notamment Napoléon. Il est nommé maréchal de camp, mais est emprisonné pendant la trahison de Dumouriez pour Orléanisme. Libéré lors du 9 Therminador, il est réintégré dans l'armée par Carnot, qui l&#8217;affecte au rang de général de brigade.<br /> Il est de retour à Besançon en 1778. En 1781, il demande un congé de six mois et se lance dans l&#8217;écriture des Liaisons dangereuses, roman épistolaire sulfureux où Madame de Merteuil et Valmont se livrent à des libertinages. En 1785, il rédige un essai intitulé De l&#8217;éducation des femmes, appelant à une révolte pour l&#8217;égalité de sexes. En 1789, il est secrétaire du Duc d&#8217;Orléans et en 1800, il est nommé général de brigade dans l&#8217;artillerie, par Bonaparte. Il meurt à Tarente en 1803.<br /> <br /> <br /> <h1 class="wiki_paragraph1" id="paragraph_pierre-doriole">Pierre Doriole</h1><br /> <br /> <strong>Pierre Doriole (1407 - 1485) fut maire de La Rochelle en 1451 et en 1456.</strong><br /> Il fut également chancelier de France sous Louis XI de 1472 à 1483. Il accomplit plusieurs missions en pays étrangers. Pierre Doriole rédigea pour le roi un mémoire concernant les importations d'épices en France. La thèse présentée montrait qu&#8217;il fallait maintenir la défense de laisser entrer des épiceries dans le royaume par la voie des étrangers. Il soutenait que la position de la France devait rendre la marine de ce royaume excellente ; qu&#8217;elle avait déjà assez de vaisseaux pour le commerce, et qu&#8217;elle pouvait gagner quatre cents mille écus que les Vénitiens emportaient du royaume par le débit de leurs épiceries. Quand le roi le remercia, il lui accorda une pension de 4 000 livres.<br /> En 1483, Charles VIII le nomma premier président de la Chambre des comptes.<br /> <br /> <h1 class="wiki_paragraph1" id="paragraph_alienor">Aliénor</h1><br /> Aliénor, fille de Guillaume VIII de Poitou (Guillaume X d&#8217;Aquitaine) -1126-1137-, devient en quelques semaines comtesse de Poitou, duchesse d&#8217;Aquitaine -avril 1137- et reine de France par son mariage avec Louis VII -juillet 1137-. À la cour de France, elle apporte tout à la fois des possessions territoriales immenses (situées entre la Loire, le littoral Atlantique, les bassins du Rhône et de la Dordogne et la basse vallée de l&#8217;Adour) et sa culture. <p class="float_right"><img src="http://www.la-rochelle-et-son-histoire.fr/upload/wiki/alienor.gif" alt="" class="valign_" /></p><br /> Aliénor et Louis VII s&#8217;entendent assez mal. Lors de la deuxième croisade -1147-1149-, où elle accompagne le roi, Aliénor est soupçonnée &#8211; à tort ou à raison &#8211; d&#8217;adultère ; l&#8217;idée de divorce, une première fois avancée, est abandonnée grâce à l&#8217;intervention du pape Eugène III. Mais le couple n&#8217;a pas d&#8217;héritier mâle et Suger, conseiller écouté de Louis VII, meurt en janvier 1151 ; la procédure de divorce est engagée et le concile de Beaugency -21 mars 1152- le prononce, sous prétexte de consanguinité entre les époux.<br /> En mai 1152, Aliénor épouse Henri Plantegenêt, duc de Normandie et comte d&#8217;Anjou, qui devient, en novembre 1154, roi d&#8217;Angleterre. Le couple est couronné à Westminster le 19 décembre suivant. Les époux, sans être vraiment en désaccord, vivent séparés pendant près de vingt ans. Pourtant, naissent de cette union huit enfants, dont Richard C&#339;ur de Lion (comte de Poitou, puis roi d'Angleterre) -1157-1199-, Jean Sans Terre -1166-1216- et Aliénor -1161-1214-, future mère de Blanche de Castille. Aliénor et Henri II chevauchent continuellement leurs immenses possessions. Pour s'assurer de la fidèlité des Poitevins, Henri II confie, en 1168, l&#8217;administration du Poitou à Aliénor. À Poitiers, la reine vit entourée d&#8217;artistes et de troubadours, dont Bernard de Ventadour ; elle suscite nombre d&#8217;&#339;uvres littéraires tant en langue d&#8217;oïl (notamment Brut de Wace, Roman de Troie de Benoît de Sainte-Maure) qu&#8217;en langue d&#8217;oc (Girart de Roussillon). Mais, impliquée dans la révolte des princes royaux contre Henri II -1173-, elle est arrêtée et emprisonnée en Angleterre jusqu&#8217;à la mort du roi -mars 1189.<br /> <br /> Libérée peu après, elle fait preuve, en dépit de son âge, d&#8217;une activité débordante : elle délivre alors, comme reine douairière, la plupart de la centaine d&#8217;actes intitulés à son nom ; elle réunit la rançon nécessaire à la libération de Richard C&#339;ur de Lion, qu&#8217;elle s&#8217;empresse d&#8217;aller chercher en Empire -1194-. Puis, à la mort de ce dernier -mars 1199-, elle confie le trône d&#8217;Angleterre à Jean Sans Terre au détriment de son petit-fils Arthur ; au cours de l&#8217;hiver 1199, elle va en Castille pour prendre sa petite-fille Blanche, destinée à épouser Louis, fils de Philippe Auguste. Au printemps 1200, elle se retire à Fontevraud, où elle meurt -31 mars ou 1er avril 1204- et est inhumée.<br /> <br /> source : wikipedia<br /> Jean Dufour - Directeur d&#8217;études à la IVe section de l&#8217;Ecole pratique des hautes études. Sun, 27 Jun 2010 11:13:05 +0200