Les personnages célèbres de La Rochelle
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source : wikipédia
Hommes et femmes célèbres de Saintonge et d'Aunis et quelques ouvrages
Guillaume de Montmirail
Guillaume de Montmirail était un noble français, et a été le premier maire de la ville de La Rochelle, suite à son élection en 1199, laquelle fut la première de l'Histoire de France.
Sa nomination fut le résultat du renouvellement, en 1199, par Aliénor d’Aquitaine, de la charte de commune octroyée à La Rochelle par son père, Guillaume X, duc d'Aquitaine, en 1137, ainsi que la concession à la ville de pouvoirs politiques et judiciaires étendus.D'après Mérichon, ce magistrat municipal se prénommait Robert, Sénéchal du Poitou en 1189; mais la charte d'Aliénor d'Aquitaine, découverte à Fontevrault, prouve que le premier maire de La Rochelle était Guillaume de Montmirail, frère ou fils de Robert.D'après un acte de 1261, il semble que le domaine des Montmirail se trouvait à Mireuil, qui s'est jadis appelé Montmirail (mons mirabilis). Une rue de La Rochelle, dans le quartier de La Genette, porte le nom de Montmirail.
Jean Guiton
Jean Guiton (La Rochelle, 2 juillet 1585 – 1654) fut baptisé au Temple Saint Yon.

Louis Pinard
Voici une partie de texte du certificat de baptême de Louis Pinard -I- des archives de Ste-Marguerite-Marie, paroisse de La Rochelle en France. « En ce douxième jour de juillet de l’an mille six cent trente quatre nous… »
En 1647, âgé de 13 ans, Louis Pinard, fils de Jean Pinard et de Marguerite Gaigneur, quitte La Rochelle en France pour venir en Nouvelle-France comme donné des Jésuites. Le 24 juillet 1648, son premier séjour le mène à Sainte-Marie-des-Hurons, premier établissement européen à l’intérieur du Canada, aujourd’hui Midland, Ontario. Éloigné de plus de 1200 kilomètres de la communauté de Kébec, Louis y vécut en compagnie des Pères Jésuites Jean de Brébeuf, Gabriel Lalemand et Charles Garnier jusqu’à l’anéantissement de la mission par les Iroquois en juin 1649. Ils se réfugient alors sur l’île des Chrétiens. En 1650, Louis et ses compagnons entreprennent le pénible voyage de retour à Kébec le 28 juillet 1650. Son mandat terminé, Louis retourne en France le 23 août 1650 pour étudier.
A l'aube de ses 23 ans, il revient en Nouvelle-France et s’établit à Trois-Rivières comme chirurgien. Il pratique dans la région de Trois-Rivières durant près de 40 ans (1656-1695).
- traversée de Larochelle le 6 juin 1647 à Québec.
- traversée de Québec le 23 août 1650 à Larochelle.
- traversée de Larochelle le 1 avril 1651 à Québec.
- traversée de Québec le 1 septembre 1651 à Larochelle
- traversée de St-Martin-de-Ré avril 1656 à Québec 15 juin 1656.
- traversée de Québec le 3 août 1665 à Larochelle.
- traversée de Larochelle le __-__-1666 à Québec.
Louis, décède à Batiscan en 1695.
source : Les Descendants de Louis Pinard inc.
Château Vauclair
Le château Vauclair, ou château Vauclerc, était le nom d'un château construit par Henri II d'Angleterre, époux d'Aliénor d'Aquitaine, à La Rochelle vers la fin du XIIe siècle, et aujourd'hui détruit.
Le château servait d'ouvrage de défense du port primitif de La Rochelle, situé sur le cours d'eau de Lafond, et qu'il dominait. Il s'inscrivait dans le cadre de la fortification de la ville entreprise depuis le début du siècle, une première enceinte ayant été érigée en 1130 par Guillaume X, duc d’Aquitaine et père d'Aliénor, puis une nouvelle entre 1160 et 1170.L’enceinte du château, qui couvrait plus d’un hectare, était protégée par un rempart orné de quatre grosses tours d’angle, reliées entre elles par des courtines au parapet crénelé, et était entourée de profondes douves. La place d'armes du château se trouvait alors à l'emplacement de la cathédrale Saint-Louis.À la demande du roi de France Charles V, le château, symbole de pouvoir, a été détruit entre 1372 et 1375, après le siège de La Rochelle, ses pierres servant à édifier une nouvelle muraille au Gabut. Le port de La Rochelle a quant à lui été transféré à son emplacement actuel, défendu par les tours Saint-Nicolas et de la Chaîne dès 1376.
Une partie des fondations de l’ouvrage ont été mises au jour lors du creusement d’un parking souterrain, sous l’actuelle place de Verdun.L'appellation Vauclair, tirée du latin valde clarum (grandement clair, lumineux ou blanc) venait du fait que le château, au même titre que de nombreux bâtiments et ouvrages de la ville, était construit en pierres calcaires blanches extraites du sous-sol de la région. Cette caractéristique a également valu à La Rochelle son surnom de Ville blanche dès le Moyen Âge.
Isembert
Châtelaillon connut cinq seigneurs de 968 à 1130, probablement parents des comtes de Poitou : Isembert 1er, Eble 1er, Isembert II, Eble II et Isembert III. L'influence d'Isembert III, qui contrôlait plusieurs ports importants, était telle dans la région qu'elle suscita la jalousie du comte de Poitou Guillaume X. Selon la rumeur, les enfants d'Isembert étaient tous illégitimes, fruits des amours vagabondes de sa femme Aliéna.
Les vassaux d'Isembert se révoltèrent à cette nouvelle, car ils n'étaient pas prêts d'obéir à des bâtards ! Au mois d'août 1130, le duc d'Aquitaine arriva par la mer et assiégea par surprise Castrum Juli, le château d'Isembert. Très solidement bâtie en bord de mer, cette forteresse capable de résister aux injures des armes et des hommes avait un talon d'Achille : il n'y avait aucun puits à l'intérieur. Les habitants allaient ordinairement puiser l'eau hors les murs, sur un monticule appelé Pelenertus. Ils ne disposaient pas non plus de bois pour les usages domestiques. Castrum Juli résista trois mois. En décembre, quelques jours avant le dimanche de l'Avent, Guillaume X d'Aquitaine investit la place et la saccagea. Mais le seigneur Isembert, plein de ressources, se réfugia dans son donjon de l'Isleau. Entouré de marais infranchissables, le château était efficacement défendu par son procureur Guillaume Normand. Il fallut un an pour qu'Isembert se rende. Le comte de Poitou détruisit l'Isleau et s'empara des biens d'Isembert. Celui-ci finit ses jours dans une extrême vieillesse à l'Ile de Ré, la seule terre qui lui restait. Il fut enterré dans le prieuré Saint-Martin de l'Ile d'Aix.
Mélusine se fait bâtisseuse
La légende veut que Mélusine

Théodore de Bèze (1519-1605)
Écrivain et théologien, il recueille à Genève la succession de Calvin.
Théodore de Bèze est né à Vézelay en Bourgogne en 1519.

Théodore de Bèze homme de lettres
Il compose une tragédie biblique Abraham sacrifiant en 1550, peut-être l'œuvre littéraire la plus accomplie qu'il ait laissée, œuvre qui mêle habilement l'héritage humaniste et la conscience chrétienne.La Confession de la foi chrétienne, parue en français en 1559, puis en latin en 1560 résume de façon systématique la doctrine réformée.En 1561, continuant l'œuvre entreprise par Clément Marot, Théodore de Bèze termine la transposition des Psaumes en vers français, qui seront ensuite mis en musique dans le Psautier de Genève.Du droit des magistrats sur leurs sujets fait partie des ouvrages écrits par des auteurs protestants à la suite de la Saint-Barthélemy et qui légitiment une résistance constitutionnelle à l'égard d'un gouvernement devenu tyrannique. Avec cet ouvrage, Théodore de Bèze fait partie des monarchomaques.Sa Correspondance est considérable. Elle est échangée avec les théologiens, les hommes politiques et les écrivains de l'Europe entière.
source : l'Histoire du Protestantisme Français.
Nicolas François Blondel
Nicolas François Blondel naquit à Ribemont vers le 10 du mois de juin 1618.
Sous la direction de son père, il étudie les langues anciennes, l'espagnol, l'italien, le portugais et l'allemand. Mais il est surtout attiré par les mathématiques.Dès 1635, il participe aux opérations militaires qui se déroulèrent durant la guerre de trente ans. En 1640, Richelieu lui confie des missions délicates au Portugal, en Espagne, en Italie.

Durant ces missions, il acquiert une grande compétence technique pour tout ce qui touche à la fortification. Richelieu le nomma ensuite sous lieutenant d'une de ses galères "la Cardinale" et il se distingue dans ses nouvelles fonctions.
En 1647, Blondel commande l'artillerie de l'expédition navale qui devait opérer devant Naples, contre la flotte espagnole.Le 26 Novembre 1652, on lui décerne le brevet de Maréchal des camps. Il abandonne la guerre et se consacre à d'autres activités.Après un voyage de 3 ans en qualité de gouverneur dans les pays du Nord, l'Allemagne et l'Italie, il est chargé de missions diplomatiques auprès des princes étrangers. Il obtint le brevet de conseiller d'état et fut nommé professeur du grand dauphin fils de Louis XIV.En 1665, il se consacra à la construction du pont de Saintes et c'est à ce moment qu'il révéla ses dons d'architecte. En 1669, il entra à l'académie des sciences. Et le roi lui donna la direction générale des constructions de tout édifice public à élever dans la Ville de Paris.C'est sous sa direction que fut dressé le plan de Paris, en 1676, appelé le plan Blondel.La plus grande oeuvre de Blondel, est sans nul doute, la porte Saint Denis, véritable arc de triomphe par ses dimensions et ses ornementations.Le 31 décembre 1671, il est nommé directeur et professeur de l'académie royale d'architecture, établie par Colbert.François Blondel participa également à la construction de la corderie et de l'arsenal de Rochefort, à la décoration du choeur et de la chapelle de la vierge de l'église St Laurent à Paris.François Blondel mourut le 21 Janvier 1686. Il avait eu deux enfants, l'un devint chartreux, le second abbé commendataire de Thenailles.
Choderlos De Laclos
Fils d’un secrétaire à l’intendance, Choderlos Laclos est admis à l’école de la Fère, en 1760. Il occupe la double fonction d’écrivain et d’officier militaire spécialisé dans l’artillerie.

Il est de retour à Besançon en 1778. En 1781, il demande un congé de six mois et se lance dans l’écriture des Liaisons dangereuses, roman épistolaire sulfureux où Madame de Merteuil et Valmont se livrent à des libertinages. En 1785, il rédige un essai intitulé De l’éducation des femmes, appelant à une révolte pour l’égalité de sexes. En 1789, il est secrétaire du Duc d’Orléans et en 1800, il est nommé général de brigade dans l’artillerie, par Bonaparte. Il meurt à Tarente en 1803.
Pierre Doriole
Pierre Doriole (1407 - 1485) fut maire de La Rochelle en 1451 et en 1456.
Il fut également chancelier de France sous Louis XI de 1472 à 1483. Il accomplit plusieurs missions en pays étrangers. Pierre Doriole rédigea pour le roi un mémoire concernant les importations d'épices en France. La thèse présentée montrait qu’il fallait maintenir la défense de laisser entrer des épiceries dans le royaume par la voie des étrangers. Il soutenait que la position de la France devait rendre la marine de ce royaume excellente ; qu’elle avait déjà assez de vaisseaux pour le commerce, et qu’elle pouvait gagner quatre cents mille écus que les Vénitiens emportaient du royaume par le débit de leurs épiceries. Quand le roi le remercia, il lui accorda une pension de 4 000 livres.
En 1483, Charles VIII le nomma premier président de la Chambre des comptes.
Aliénor
Aliénor, fille de Guillaume VIII de Poitou (Guillaume X d’Aquitaine) -1126-1137-, devient en quelques semaines comtesse de Poitou, duchesse d’Aquitaine -avril 1137- et reine de France par son mariage avec Louis VII -juillet 1137-. À la cour de France, elle apporte tout à la fois des possessions territoriales immenses (situées entre la Loire, le littoral Atlantique, les bassins du Rhône et de la Dordogne et la basse vallée de l’Adour) et sa culture.

Aliénor et Louis VII s’entendent assez mal. Lors de la deuxième croisade -1147-1149-, où elle accompagne le roi, Aliénor est soupçonnée – à tort ou à raison – d’adultère ; l’idée de divorce, une première fois avancée, est abandonnée grâce à l’intervention du pape Eugène III. Mais le couple n’a pas d’héritier mâle et Suger, conseiller écouté de Louis VII, meurt en janvier 1151 ; la procédure de divorce est engagée et le concile de Beaugency -21 mars 1152- le prononce, sous prétexte de consanguinité entre les époux.
En mai 1152, Aliénor épouse Henri Plantegenêt, duc de Normandie et comte d’Anjou, qui devient, en novembre 1154, roi d’Angleterre. Le couple est couronné à Westminster le 19 décembre suivant. Les époux, sans être vraiment en désaccord, vivent séparés pendant près de vingt ans. Pourtant, naissent de cette union huit enfants, dont Richard Cœur de Lion (comte de Poitou, puis roi d'Angleterre) -1157-1199-, Jean Sans Terre -1166-1216- et Aliénor -1161-1214-, future mère de Blanche de Castille. Aliénor et Henri II chevauchent continuellement leurs immenses possessions. Pour s'assurer de la fidèlité des Poitevins, Henri II confie, en 1168, l’administration du Poitou à Aliénor. À Poitiers, la reine vit entourée d’artistes et de troubadours, dont Bernard de Ventadour ; elle suscite nombre d’œuvres littéraires tant en langue d’oïl (notamment Brut de Wace, Roman de Troie de Benoît de Sainte-Maure) qu’en langue d’oc (Girart de Roussillon). Mais, impliquée dans la révolte des princes royaux contre Henri II -1173-, elle est arrêtée et emprisonnée en Angleterre jusqu’à la mort du roi -mars 1189.
Libérée peu après, elle fait preuve, en dépit de son âge, d’une activité débordante : elle délivre alors, comme reine douairière, la plupart de la centaine d’actes intitulés à son nom ; elle réunit la rançon nécessaire à la libération de Richard Cœur de Lion, qu’elle s’empresse d’aller chercher en Empire -1194-. Puis, à la mort de ce dernier -mars 1199-, elle confie le trône d’Angleterre à Jean Sans Terre au détriment de son petit-fils Arthur ; au cours de l’hiver 1199, elle va en Castille pour prendre sa petite-fille Blanche, destinée à épouser Louis, fils de Philippe Auguste. Au printemps 1200, elle se retire à Fontevraud, où elle meurt -31 mars ou 1er avril 1204- et est inhumée.
source : wikipedia
Jean Dufour - Directeur d’études à la IVe section de l’Ecole pratique des hautes études.
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